Aujourd’hui, la France est rentrée dans une nouvelle avec la loi sur le renseignement, cette loi fait suite aux différentes attaques qu'a subies la France récemment et vise à accorder plus de libertés aux forces de l’ordre dans les libertés d’actions afin de prévenir ce genre d’événements et ce qu’on nous demande en échange c’est de sacrifier un peu liberté. Ce sujet nous intéresse particulièrement car aujourd’hui des boîtes noires vont être installées chez les fournisseurs d’accès à internet et les hébergeurs.

Il s’agira à ce moment d’outils d’analyse de données permettant de relever les comportements suspects d’un utilisateur, ces outils sera placés directement sur le réseau des opérateurs et des hébergeurs, l’idée était de relever des menaces terroristes en ciblant les comportements suspects en ligne. Une fois l’utilisateur repéré il sera possible d’avoir accès à l’ensemble de ses informations et ainsi le localiser, autant vous dire que l’anonymat sur internet est révolu.

 

Cette loi va s’apparenter très rapidement aux Patriot Act américains et faire face aux mêmes critiques en ce qui concerne son aspect liberticide car en soi, quand on n'a rien à se reprocher cette loi ne changera pas grand-chose le risque étant de se retrouver avec un scandale à l’américaine avec la mise sur écoute de tous les Français.

Cette loi aura aussi des conséquences au niveau des entreprises, les hébergeurs avancent déjà des conséquences potentielles pour leur business, Gandhi et OVH haussent le ton et menace le gouvernement, ces 2 hébergeurs voient déjà cette mesure comme une contrainte à l’exil de la part du gouvernement, Aujourd’hui, les clients internationaux représentent 30 à 40 % de leurs chiffres d’affaires et ces clients viennent vers eux car il n’y a pas de Patriot Act en France. Avec cette nouvelle loi, leur business est menacé, ces 30-40% de clients internationaux risquent de ne pas accepter un plein accès à leurs données car d’une part l’ensemble des données est capté et sous réserve du secret défense, il sera impossible pour les utilisateurs de faire valoir leurs droits, de ce fait cela représente un manque a gagné pour les hébergeurs et qui pourraient certainement être compensés par l’État mais cela représente également un frein dans le processus d’internationalisation de ces entreprises de ce fait la solution reste un accord avec l’état sur les données qui seront regardés ou une délocalisation des hébergeurs entraînant irrémédiablement des pertes d’emplois sur le territoire français.